Catherine Zambon

Zambon
lauréate du prix Collidram 2013
avec Mon frère ma princesse ; éd l’Ecole des loisirs

 

Lorsque j’ai écrit Mon frère ma princesse, je n’avais aucune idée de la réaction d’un lectorat d’enfants. N’était-ce pas trop audacieux cette histoire de petit garçon qui affirme si fort son envie d’être une fille ? En écrivant les mots d’Alyan, je me suis dit quelques fois que je risquais de surprendre, voire de déranger et, peut-être, de choquer. Plus que vers le masculin/féminin, je tournais le regard vers le genre, l’identité profonde. J’étais donc un peu inquiète. Je ne m’attendais certainement pas à ce qui s’est passé avec les enfants que j’ai rencontrés et qui, découvrant Mon frère, ma princesse, ont fait preuve d’une telle ouverture d’esprit. J’ai été bouleversée par ce sens de la justice affirmé par beaucoup, par leur envie de reprendre pour soi cette  parole de Nina : «  Comme on est, on a le droit », sans faire l’impasse sur de vrais débats singuliers, contradictoires, riches. Lors des rencontres, j’ai vu des garçons venir  habillés en fille et des filles habillées en garçon, comme pour affirmer : « Nous aussi, on prend position, on défendrait Alyan contre l’intolérance ». A eux tous, je dois des vrais moments de bonheur et de paix. A tous, enfants, enseignants, équipe de Collidram, un grand merci.

Catherine Zambon

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