Archives de l’auteur : pascale

Quand l’auteur arrive en classe… 🗓

Mercredi 13 juillet 2016 de 16h à 18h au Conservatoire d’Art Dramatique d’Avignon

Émulation, inspiration, transformation, friction, discussion, re-création… révolution ? Comment l’intervention d’un auteur en classe influence son écriture, transforme la pédagogie de l’enseignant, la prise de parole en groupe et la représentation que chacun a des autres.

Avec les auteur.e.s Catherine Anne, Sébastien Joanniez, Dominique Richard, Estelle Savasta, et Patrick Laudet, Inspecteur Général de l’Éducation nationale – Groupe Lettres.

Débat organisé par l’ANRAT, Postures et la SACD.

Entrée libre
1-3 rue du Général Leclerc
84000 Avignon

Philippe Crubézy

l'hiverPhilippe Crubézy, lauréat de l’inédiThéâtre 2016

L’HIVER, QUELLE TONALITE ?

Lire puis élire.

J’ai proposé « L’hiver, quelle tonalité » à L’InediThéâtre cinq minutes avant la clôture des inscriptions. Je tergiversais, je pensais que le texte était trop « pointu » pour des lycéens, trop « adulte » avec son absence de ponctuation, ses références musicales, ses citations en italien…

Mais pour qui je me prenais et surtout quelle idée avais-je de ces lycéens qui allaient se pencher sur mon texte ?

J’étais vaniteux et je les considérais mal. Car ils se sont penchés, non seulement sur mon Hiver mais aussi sur les « Deux enfants » de Gilles Granouillet et sur « Miss Europa va en Afrique » de Georgia Doll, avec attention et empathie. Déjouant ma suffisance.

Et qui s’est ainsi penché par-dessus la margelle ? Des lecteurs, des amateurs déjà, de futurs spectateurs qui ont lu, réfléchi, commenté, éprouvé peut-être ce que ces textes faisaient résonner en eux avant de mettre au clair leur opinion, de hiérarchiser leurs arguments, de débattre et se battre avec leur intelligence comme arme de poing. Pour mieux choisir.

Et ils m’ont décerné un prix qui n’a pas de prix. Maintenant, grâce à eux, « L’hiver, quelle tonalité ? » a été déposé, recueilli au sein d’un livre, il a une maison, on sait où le trouver. Pour toujours. Je ne peux en avoir qu’une immense reconnaissance. Dont acte.

Quelques jours plus tard, je les ai rencontrés chez eux, dans leurs lycées, accompagnés de ces passeurs indispensables que sont les professeurs, les intervenants, et leurs questions ont tourné essentiellement autour du faire. Comme faire ? Ecrire ? Comment ? Quoi ? Pourquoi ? Où ? Pour qui ? Quand ?

Je les voyais, je les entendais parfois timides, parfois désordonnés, partir à l’abordage d’un continent inconnu et pas seulement d’eux : l’écriture.

Un but à atteindre qui recule comme l’horizon.

Et comme souvent quand on tente d’expliquer simplement et sincèrement comment on fait quelque chose c’est d’abord à soi-même qu’on simplifie le mode d’emploi. Je sais un petit peu mieux ce que je fais quand j’écris grâce à quelques lycéens curieux. Respect.

Comme quoi il est toujours bon d’aller voir.

DSCF1426A ceux qui m’ont demandé des dédicaces sur le livre, derrière leurs prénoms si divers j’ai parlé de futur, de liberté, de Printemps, du théâtre qui est si près de la vie, de tonalité à chercher et à trouver pour qu’enfin cette vie, la leur, soit belle et bonne, de vents favorables, de lectures…

Et je les ai remerciés. Et je le refais aujourd’hui.

Philippe Crubézy,
le 14 juin 2016

Henri Bornstein

moi arcanHenri Bornstein, lauréat du prix Collidram 2016 :

MOI, ARCAN

Dans le train, tout à l’heure, en pensant à ce moment où j’allais me trouver devant vous, je me suis fait cette réflexion qu’écrire une pièce de théâtre était un processus étonnant et singulier. Ecrire, pour moi, c’est révéler des morceaux de moi-même. Tous les personnages de « Moi Arcan », excepté vraisemblablement Louis Loizeau, sont des bouts de moi. Du coup, qu’un adolescent qui s’appelle Arcan né à Bagatelle dans un quartier toulousain qu’aucun de vous ne connait puisse vous émouvoir autant dans sa recherche d’identité témoigne d’un partage assez extraordinaire entre des bouts de nous. Et je me suis dit que c’était une belle chance de recevoir ce prix, une grande chance, parce qu’il est, avant tout, le résultat de ce partage, votre choix. Un choix argumenté, de filles et de garçons, tous collégiens, choix qui m’honore, parce qu’il me raconte beaucoup sur vous, de ce que nous avons en commun, sur ce que vous êtes, sur ce que vous pensez, sur votre envie qu’on vous raconte, avec du théâtre, des histoires qui ont du sens et qui vous touchent, des textes qui portent des valeurs, du textes qui questionnent le monde dans lequel nous vivons, vous et moi.

Parmi ces valeurs il en est une à laquelle je crois profondément : la tolérance.

 A l’inverse, me trouble infiniment le racisme que je ressens comme quelque chose d’insupportable. Le racisme qui crée tant de peurs avec lesquelles nous nous débattons quotidiennement. Le racisme, capable de développer tant de violences, de la haine, des conflits sanglants alors que chacun d’entre nous aspire à vivre en paix. Dans sa violence, si puissante, à l’égard de l’autre, le racisme nous contraint à être constamment sur nos gardes, vigilants, pour être capables d’y faire face à tout moment, pour le combattre. Il nous empêche tellement d’être libres.

Quand vous plébiscitez « Moi Arcan » j’éprouve en tant qu’auteur un sentiment de plaisir et de reconnaissance, mais au-delà, singulièrement, je ressens l’espoir que vous serez des adultes vigilants face à l’immonde haine raciste. Je ressens que nous partageons cela.

Merci à vous tous.

DSCF1817Bien sûr merci à Pascale Grillandini et à l’équipe de Postures qui, avec ce prix, a permis à « Moi Arcan » d’être lu par tant de collégiens. Merci à mon éditeur Pierre Banos à Françoise Duchaxel et à l’équipe des Editions théâtrales. Ils me font confiance depuis de longues années. Je n’oublie pas les enseignants, les théâtres, les nombreux artistes intermittents du spectacle que je salue aujourd’hui dans leur lutte et qui ont contribué à rendre ce prix si vivant. Merci pour l’engagement de tous à rapprocher les jeunes des écritures théâtrales d’aujourd’hui et d’avoir choisi parmi les pièces  sélectionnées cette année, toutes belles et fortes, de Pauline Sales, de Sylvain Levey, de Jean Cagnard – « Moi Arcan ».

Et merci à l’équipe de la Maison des métallos d’accueillir ce soir cette fête des écritures théâtrales.

Henri Bornstein
7 juin 2016

La Battle / Radio Battle

UN JOURNAL INTER-ETABLISSEMENTS (COLLEGES/LYCEES)

LA BATTLE est le journal éphémère de rédactions collégiennes et lycéennes constituées ou réunies pour l’occasion et s’affrontant dans un défi d’écriture.

Dans chaque établissement participant, des équipes sont constituées, les rubriques sont tirées au sort par chacun des journalistes jeunes qui rédige ensuite son article dans un temps donné (2h maximum). Ces articles sont soumis aux votes du public durant la Semaine de la presse et donnent lieu, pour les gagnants, à l’enregistrement sur Radio Clype d’un journal radiophonique, construit avec l’aide d’un journaliste professionnel.


2019 : 3 équipes participantes, celle du journal Au Menu du Canard (collège Montgolfier, Paris 3ème), celle du journal Veni, vedi, Valmy (collège Valmy, Paris 10è), et une classe de terminale du lycée T. Gautier à Paris, 4è.

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Ecouter le journal radiophonique enregistré avec Radio Clype


 

2018 : 2 équipes participantes, celle du journal Au Menu du Canard (collège Montgolfier, Paris 3ème), et celle du journal Veni, vedi, Valmy (collège Valmy, Paris 10è).

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2017 : 4 équipes participantes, l’équipe du journal Au Menu du Canard (collège Montgolfier, Paris 3ème), les équipes de jeunes rédacteurs des collèges Jean Perrin (Paris 20ème) et des lycées Claude Monet (Paris 13ème), Marcelin Berthelot (Pantin, 93) et de l’annexe du lycée Jean-Baptiste Say (Paris 16ème)

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2016 : 3 équipes participantes, l’équipe du journal Au Menu du Canard (collège Montgolfier, Paris 3ème), les équipes de jeunes rédacteurs des collèges Jean Perrin (Paris 20ème) et des lycées Simone Weil (Paris 3ème)

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Partenaires : Fondation SNCF, Fonjep, Mairie du 3ème, Radio Clype